La maison natale de Colette est le seuil de sa création littéraire. Découvrez ou redécouvrez la vie et l’œuvre de celle qui resta fidèle à un pays, la Puisaye, et à une région, la Bourgogne !

La maison natale


Colette est l’un de nos plus grands écrivains. Une créatrice qui a porté la langue française à un point de perfection rarement égalé, qui inventa de nouveaux personnages et sut aborder en pionnière des thèmes qui sont au cœur de notre monde contemporain. Elle demeure une source d’inspiration pour des générations de lecteurs et de lectrices dans le monde. C’est dans sa maison natale de Saint-Sauveur-en-Puisaye, entre ses murs, dans ses jardins, auprès de sa mère, Sido, que se forgèrent sa personnalité et cette sensibilité vibrante aux merveilles de la nature. Plus qu’un simple lieu de vie, la maison natale de Colette est le seuil de sa création littéraire, une initiation à la lecture de son œuvre.

« Ma maison reste pour moi ce qu’elle fut toujours : une relique, un terrier, une citadelle, le musée de ma jeunesse… »


Colette, La Retraite sentimentale, 1907

Sidonie Gabrielle Colette


Gabrielle Colette est née à Saint-Sauveur-en-Puisaye le 28 janvier 1873. Elle est la dernière née des enfants de Sidonie Landoy, la célèbre « Sido », et de l’ancien capitaine de zouaves Jules Colette, le « Capitaine ». De la première, elle gardera le goût de se singulariser, le sens de la provocation et « le respect de tout ce qui veut vivre ». Du second, le désir « d’être quelqu’un » et plus encore la vocation littéraire. Pour devenir Colette, pour imposer son nom et son style, elle sut trouver dans son enfance et son éducation la force d’éclore et de renaître sans cesse.

« Puissé-je n’oublier jamais que je suis la fille d’une telle femme qui penchait, tremblante, toutes ses rides éblouies entre les sabres d’un cactus sur une promesse de fleur, une telle femme qui ne cessa elle-même d’éclore, infatigablement, pendant trois quarts de siècle… »
Colette, La Naissance du jour, 1928

Un personnage à part entière


Avec son toit d’ardoise, la maison se distingue des autres habitations du village. Vaste, coiffée d’un grenier avec des communs et des caves, elle compte treize pièces. L’aménagement est celui d’une demeure bourgeoise : un vestibule au décor de fausses pierres de taille, au sol de dallage à cabochons, des murs recouverts de papier-peint au-dessus de boiseries basses, des cheminées de marbre, des plinthes peintes en faux marbres, des parquets de chêne, une bibliothèque richement pourvue. Colette évoquera avec beaucoup de nostalgie ce décor. Mieux, elle en fera un personnage principal de son œuvre.


« Il n’y a point de mots, ni de crayons, ni de couleurs, pour vous peindre, au-dessus d’un toit d’ardoise violette brodé de mousses rousses, le ciel de mon pays, tel qu’il resplendissait sur mon enfance ! »


Colette, Paysages et Portraits, 1958

Une maison-livre


De son premier roman, Claudine à l’école, paru en 1900, à Ces dames anciennes, le dernier texte publié de son vivant, en passant par La Maison de Claudine (1922) et Sido (1930), la maison est devenue un véritable rouage de la création littéraire. Aucun écrivain n’avait consacré autant de pages, autant d’énergie créatrice, à recomposer par l’imagination un lieu de vie : la couleur et le motif d’un papier peint, le détail d’une gravure, la forme d’un objet, les noms de plantes et des arbres. Pendant près d’un demi-siècle, Colette chercha à recréer par l’écriture ce paradis perdu. C’est à partir de ses textes, des traces retrouvées sur place et des documents d’époque (photographies, gravures) que la maison a été reconstituée grâce à l’intervention de nombreux artisans d’art. La maison de Colette se visite aujourd’hui comme on tourne les pages d’un livre. Une « maison-livre » qui garde intact sa poésie et sa force d’inspiration.

« Un lieu magique. Une prévenance historique admirable. L’argent des donateurs a été employé d’une manière absolument magnifique, tout dans la précision. Je suis impressionné et enthousiaste. C’est formidable. »


Bernard Pivot

« Impressionnant de vérité. »


TF1

« Une rénovation exceptionnelle. Un chantier marqué par l’excellence. »


Art et Décoration

« La minutieuse restauration de la maison d’enfance de l’écrivaine offre un élément essentiel et irrésistible pour la découverte de ce coin de France qu’elle aimait. »


The New York Times